198 L’appétit poétique

Ces terres arides,
maquillées de vert trompeur,
mangeuses de poètes.

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Ils prédisent le pire…
Tout le monde est de sortie
dans l’œil du cyclone.

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Des dents d’écume
percent le ventre de la mer,
mordent le gâteau de la côte.

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Huit ans qu’il est mort,
encore rêvé de mon chien…
Quel excellent chien !

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On parle de courage,
mais on ne se jette plus à l’eau…
que pour mourir.

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Dépression tropicale.
Le déhanché des palmeraies
invite le vent du nord à danser.

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Une rondelle de soleil
fait le citron
dans mon cocktail océanique

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Les printemps vécus
sans les fleurs de l’amandier
sont comme amputés.

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Une fille de saison.
Le fruit défendu de l’automne,
dans un panier de mangues.

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Aspergé de lumière,
je sais que l’ouragan viendra
que j’en ai peur ou pas.

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« …il n’y a que ce souffle tout au bout ; suppose que tu t’en passes… »
(Yunus Emre)

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