201 Ailleurs, j’y suis aussi.

Syllabe sacrée des flots
que l’air fait ronronner.
Splendeur à emporter.

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Sueur de septembre,
la rosée parle de la nuit
que le jour chahute.

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Lettres empêtrées de glaires ;
des morceaux de silence poisseux
se collent entre les mots.

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Edifices, ambitions…
Je ne sais plus où regarder
pour ne plus voir l’homme.

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Filles au fond de teint de la terre,
sirènes salies de sable,
dans la boue des baisers.

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Le jour de l’an
s’est mis sur son 31 pour des prunes.
Personne ne sort le saluer.

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Il y a des êtres
qui sont des zones inconstructibles,
des prisonniers à ciel ouvert…

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Elle est entrée par effraction.
Elle a forcé ma porte
avec ses yeux de biche.

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Pour que l’esprit repose en paix
il faut qu’avant la mort le soigne…
(Les oiseaux disent que c’est dommage)

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C’est ici que je puiserai,
lorsque ces petits rien
serviront à me consoler.

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« Le ciel est effrayant de transparence. Le regard va si loin, qu’il ne peut plus vous revenir. » (Jules Supervielle)

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