207 Poésie en terrasse

L’élan effronté de l’orgasme
a tordu l’envers du décor
au son du déclin des empires.

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Piquée comme une perle
dans le nombril de notre terre,
mère de mes tourbillons.

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Mauvais conteurs !
Ne dites pas : « Il est mort ».
Dites : « Il est arrivé ».

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De ton visage, multiplié,
tu me crachais des mandalas,
ainsi que des monnaies anciennes.

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Accusé d’écrire
mes mémoires au revolver :
j’apprends la peinture…

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Paris filmée en soir et blanc,
sertie d’un ciel de cinéma,
illuminée d’idéogrammes.

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Cerbère accroupi sur nos lèvres,
le silence fait grincer ses crocs,
à l’affût du moindre faux pas.

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Le ruisseau m’aura suivi tout le jour.
Ce qu’elle est jolie la mélancolie
quand elle promène les feuilles mortes.

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Conversations sur la terrasse,
car les bas-étages
me donnent le vertige.

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Grosse lune d’automne :
Ne dormant que d’un œil,
la nuit s’endort sur le côté.

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« We are content with the given in sensations’ quest. We have been metamorphosied from a mad body dancing on hillsides to a pair of eyes staring in the dark. »

(Nous nous contentons de ce qui nous est donné, dans notre quête de sensations. Nous avons subi la métamorphose, d’un corps fou dansant sur les collines, en une paire d’yeux fixant les ténèbres.)

(Jim Morrison)

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