224 Immense et sauvage

Une idée immense
étranglée entre trois vers
au seuil de l’hiver.

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Lourde de mystères
tu restais inexplorée.
Passion sans papiers.

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Tel un puits sans fond
où tombaient les sensations
je vivais de vent

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La rue est insipide
Le monde est ainsi fait
Vomi par le temps

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Un peu dérouté
apprivoisant nos restes
de retour au pays

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Accepte ce cri,
la partie dure de mes dents,
mon moi sauvage.

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Dieux sans messagers
Esprits entre les pierres
Prophètes silencieux

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Si le vent faiblit,
et si la cascade se tait,
que diront nos cœurs ?

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À chaque fête des mères
meurt un peu plus la mienne.
Impasse du silence.

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Soir de nuages.
La lune aussitôt prise
dans les filets froids.

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« Jusqu’à présent, c’était mon arme, le silence, ma délivrance ; et vous allez le tourner contre moi ? » (Guillevic)

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