264 Le temps dégouline

Le thé renversé…
mon carnet sent les épices
Un haiku sucré !

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Rien que tous les deux
sous les yeux du firmament
qui ne dort jamais.

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Méditer en boitillant
le long des rives
d’un roman-fleuve.

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Gargouillis des heures
leur goutte à goutte obsédant
Le temps dégouline

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Au parc « Sans-souci »
un peu inquiet quand même…
Calmé par l’étang

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Se mêlent au matin
les gazouillis des oiseaux
et de l’estomac.

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Le veau est caché
Son placenta fume encore
dans le pré glacé.

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La nuit distribue
sa portion de lune
à chacun des galets

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Dur de s’en aller
Pas facile de revenir
Blessant de rester…

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Flâner à couvert
des ficus éblouissants
laqués de lumière

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« Catástrofes celestes tiran al mundo escombros, alas rotas, laúdes, cuerdas de arpas, restos de ángeles. No hay entrada en el cielo para nadie. »
(Les décombres de catastrophes célestes tombent sur le monde, des ailes brisées, des luths, des cordes de harpe, des restes d’anges. Personne n’a accès au paradis)
Rafael Alberti

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